thé au gingembre pour 2
tu mets dans dans l'eau froide une couillère à soupe de poudre de gingembre, une petite pincée (demie couillère à café) de piment de cayenne, 4 ou 5 clous de giroffle. Tu mets au feu jusqu'à éboullition. laisse bouillir une minute. Laisse réposer. Remplis ta tasse et ajoute du jus de citron et du miel.
Tu ne fais pas attention aux fautes d'ortographe dans ce que j'écris. Ce qui importe c'est le thé et tout le reste que tu peux déduire de la lecture.
Bien à toi.
Helena
À la Cour
À cause de la pandémie, les tours sont vides. Je ne suis pas au 14ème étage de la tour du milieu. On teletravail. Depuis mars 2019, je ne suis venue que deux fois dans ces bâtiments. Sentiments mixés: nostalgie, incrédulité.
Pas d'énergie vivante à l'intérieur des tours, sauf quelques plantes qui survivront tant que quelqu'un les arrose.
Allez, M. le ministre
- Je voudrais dire que chaque être humain devrait, plusieurs fois au long de sa vie, travailler la terre.
- Pourquoi?
- Pour apprendre comment doit-t-on faire de la politique.
Agricultrice dans l'âme
Dans les petits villages de la campagne portugaise, l'agriculture est une activité economique de subsistance, chaque cultivateur produisant un peu de chaque produit pour sa propre consommation.
On travaille moins que du temps de nos parents et grands parents, mais il faut bien bosser parce que les fruits et légumes on besoin d'entretien. Les fraises adorent l'eau. Les escargots adorent les fraises. Les oiseaux adorent les laitues. Les limandes adorent les choux.
Je ne sais pas faire de la méditation technique, celle où on dit qu'on fait le vide. Je fais mon vide dans mon potager. La logique des évènements dirait que, en ce moment, personne dans le monde est à l'endroit où elle serait sensée d'être. Sauf peut-être les agriculteurs. Ce qui donne matière à réflexion, donc de méditation.
Chaqu'un doit lutter pour surmonter ce moment determinant de cet voyage et agir de façon à ce que son âme ne s'élloigne trop de son corps.
C'est ici que je mène ce combat: à la campagne, hors de tous les circuits, travaillant notamment la terre lourde et dure, neanmoins généreuse. Je me sens une agricultrice dans l'âme, même si je mets une moyenne de cinc à six heures par jour dans mes potagers.
Faire le vide
Toute au long de mon existence je n'ai appris qu'à remplir.
D'abord je commence par le besoin vital de remplir le stomac, sinon, tu meurs. Ensuite, apprendre à lire, à écrire pour remplir la tête d'idées, quelques unes bonnes, d'autres moins.
Meubler la vie avec toute sorte d'objets plus ou moins perissables, tous fongibles: maisons, voitures, documents, vêtements.
Et puis, des evenements arrivent. Il faut savoir s'arrêter. Et ça, personne ne nous l'apprend. Sauf la nature, lorsqu'il faut dormir, ou lors d'une maladie ou d'une intervention exogène. Nous ne savons pas nous arrêter d'une façon volontaire.
Et le temps nous traverse. Dans toutes ses dimensions: passé, présent et future. Il paraît qu'on a pas le temps.
- je n'ai pas le temps! - C'est surement la phrase qu'on entends le plus.
C'est faux. Le temps, on l'a. Mais on invente toute sorte de petits projects pour gaspiller le temps.
- je n'ai pas le temps!
C'est vrai. On a pas le temps. C'est le temps qui nous tient.
Rien que des dates
Entre le 12 juin et le 27 juin, je suis allée à Luxembourg. En avion. Luxair, aller retour. Bien.
Le 28 juin je suis rentrée dans mon village. Les frontières ayant été ouvertes avec l'Espagne, il y a des emigrants espagnoles et français qui sont rentrées.
Aussi des migrants vennus de Lisbonne et de Porto.
Je remarque que les personnes agées parlent toutes seules. Elles ont aussi du mal à mettre les masques.
Il fait beau.
Vous jurez dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité? Dites : je le jure.
On nous a rammené jusqu'où? Tout bouge. Et pourtant, personne n'ose rien dire. Où sont les antropologues, les sociologues, les economistes, les analystes de modèles, les maîtres du savoir, les philosophes?
Le monde entier est bien muet.
Les agriculteurs font de l'agriculture avec toute sorte de difficultés à cause des changements climatiques.
Les fonctionnaires ne fonctionnent plus trés bien.
Les personnes agées ne comprennent rien depuis qu'on les a enfermées dans des maisons soit disant de "repos" avec la complicité des pouvoirs publics et privés.
C'est normal que tout s'écroule. Un nouvel ordre mondiale sera là qu'on le veuille où pas. Reste à savoir par quoi sera remplacée la dictature de l'hypocrisie et du mensonge. Il y a deux possibilités: i) moins d'hypocrisie, moins de mensonge; ii) encore plus d'hypocrisie, encore plus de mensonge.
pied de vigne
Mon voisin a 90 ans. Le pied de vigne lui appartient. Je doit lui demander lequel est le plus agé. Mon voisin est bonne forme physique. Ancien emigrant en Allemagne. Je me demande comment a-t-il appris l'allemand. Il n'est pas quelqu'un qui aime parler. Des histoires, c'est sur qu'il doit en avoir.
Rien
Je peux te donner des images: rien du tout. Te raconter des histoires d'abandon. Des lieux oubliés. Des gens oubliées. Par le monde, par les gouvernements, pas les enfants. Des enfants de ces terres qui les ont oubliées. Des enfants de ces gens qu'ils ont abandonnées pour des villes et pour d'autres endroits.
Mon télephone sonne:
- Tu peux dire à ton frère de venir lire 3 lettres qui sont arrivées aujourd'hui, s'il te plaît? Il paraît que ça vient de la compagnie de l'électricité. C'est ce que le facteur a dit. Mais j'ai déjà payé ce mois. Qu'est-ce qu'ils veulent? Tu peux lui dire de venir, si'l te plaìt? Merci.
Jour 10. Qui suis-je?
Les mesures de confinemment s'allourdissent. Les distances aussi. Les maisons, alors qu'elles ne sont qu'à quelques pas de distance, elles ont impossibles à atteindre. Mon frère, étant agriculteur, n'a pas encore rien semmer ni planter. Il est désespéré.
9h30 (je reviendrais plus tard)
18h30 (je suis revenue)
Rapport entre l'âme et le corps: une entité vivante n'a pas, par ses propres moyens, accès à sa véritable identité. Sauf intervention Supérieure, indépendante de la volonté de cette entité vivante.
Que l'on ne se trompe pas: l'entité vivante c'est l'âme. Je suis un âme qui possède un corps, pas le contraire. La question fondamentale "qui suis-je?" continue d'être pertinente, ce qui suppose que la réponse à cette question n'est pas une tâche d'appréhension facile.
Donc, ni même l'âme a accès a son identité. Une chose différente c'est la connexion entre le corps et lâme. Cette connexion est faite par la conscience. Et c'est quoi, la conscience? - demanderas-tu. La conscience est le symptome de la présence de l'âme. Aucun élément chimique établit la connexion entre le corps et l'âme. Tout comme aucun élément chimique établit la connexion entre les sentiments et la pensée.
(à suivre)
Jour 9. Des cours par Whatsapp
Si on faisait un voyage dans le temps et, plus naturellement, dans l'espace?
Un mois avant je ne pouvais jamais imaginer que je donnerais des cours de soutien par WhatsApp.
Deux ans auparavant, je ne savais même pas qu'est-ce que c'est Whatsapp.
Je donne des cours à deux enfants. 500 km de distance nous séparent. Il s'agit surtout de les aider à corriger les devoirs. Au début il était juste question de langues: portugais, anglais et français. D'accord.
D'un coup, ils me demandent aussi de l'aide pour l'histoire et les maths.
Ça me rappelle que moi, à 12 ans - justement l'âge de ces enfants -, j'avais des cours à distance, en regime d'enseignement par la télévison qui a duré entre 1965 e 1987. Pour chaque matière, un maître à l'écran, et puis, pour des cours d'approfondissement et suivi, un maître présent fisiquement dans la salle. J'adorais ça. Au point que j'ai gagné un prix en argent liquide.
Le directeur avait demandé que ma tante se rendait au collège sans en dire la raison.
_ Qu'est-ce que tu as fait à l'école?
- Rien.
Je ne comprenais pas ce qui se passait. Nous sommes entrées dans le bureau du directeur et, aprés quelques mots rassurants, il a tendu à ma tante une enveloppe avec de l'argent à l'intérieur, 1000 escudos. Je peux te dire qu'à l'èpoque c'était beaucoup d'argent. Ma tante n'en pouvait pas croire à ses yeux. Moi, non plus.
Ce jour là, j'ai fait un pas de géant dans le chemin de mon existence.
Ces enfants auquels je fais des cours maintenant, je ne sais pas si je leur apprend grand chose, mais j'aimerais sortir de cette experience avec le sentiment qu'ils ont grandi car, en ce moment, bien plus que tous ces sujets très discutables qu'on leur aprend officiellement, c'est de grandir qu'ils ont besoin.
Merci beaucoup.
Jour 8. Je ne sais plus faire de calcules.
Quand ont est dans un état de conscience modifié dû au fait qu'on vient de subir un choc psychique térrible, le temps passe d'une façon diffèrente. Ceci est difficile à expliquer, mais j'ai eu, par deux fois, des expériences de temps, on va dire, différentes.
Une fois, alors que je faisais une chute sur les degrés d'un escalier, toute ma vie à traversée mon esprit, à une vitesse alluciante, et ceci en même temps que je criais que j'allait mourir. Or, d'après mes calcules, cette chute là ne pouvait pas dureur plus de 30 segondes au ralenti, 10 segondes en realité. Bref, je suis toujours en vie.
Une autre fois, j'ai fait un voyage de 500 km sans m'en rendre compte. Et c'est moi qui conduisait la voiture. Je me souviens uniquement d'avoir mis de l'éssence par deux fois. Et, une fois de plus, je suis toujours en vie.
Ça y est: j'ai la réponse. Dans le premier cas, j'ai vu ma vie avec les yeux de l'âme et dans le deuxième cas, j'ai agi de façon automatique. C'est le premier cas qui m'intérèsse.
Pafff!
Depuis la première expérience jusqu'à maintenaint un certain nombre d'années se sont écoulées. Le corps ayant subi les effets dûs à l'érosion, je continue néanmoins d´être la même personne, ce qui veut dire inequivoquement que je ne peux pas être mon corps. Lorsqu'on parle de "mon" corps, cela implique qu'il y a un sujet (entité vivante) qui detient un objet (fait de matière en constant modification). Avoir c'est different d'être.
Plato, le phylosophe, parlait carrément de transmigration de l'âme.
Au revoir, merci beaucoup.
Jour 7. Un grand souci
Dans ces jours désiquilibrés, le temps de retrouver dans la maison où ma mère a vécu les derniers années de sa vie des objets qu'elle a coutoyés et qui peut-être libèrent encore - qui sait - un peut de son énergie: une Bible, des images de Saints, des prières en latin que l'ancien prêtre de la paroisse lui avait données, un pull inachevé en fil de cotton qu'elle tricotait por moi, des piêces de vetement de ma fille lorsqu'elle était encore petite.
Je me fais un grand soucis por la santé de ma fille. Elle est medecin. Elle est loin. La mer nous sépare. Une mère séparée de sa fille par la mer.
Jour 6. Les repères. Rien
Lorsque les fondements d'une civilisation sont ébranlés - comme c'est le cas - , il faut, tant qu''il nous est permis d`être en vie, changer de repères, éffacer nos codes, vider nos mentalités et anéantir toute façon sclérotique de pensée. Il nous faut tout débrancher au point de changer presque d'identité.
Qui sommes nous? Où allons nous? D'oû venons nous?
C'est totalement inutile de se demander pourquoi on est arrivé là. Puisque nous y sommes, et que nous ignorons comment, quand et si tout ça va se terminer, il faut, outre le corps, essayer de sauver le reste: l'esprit, l'énergie, appelle ça comme tu voudras.
Tu ne crois pas? Je veux dire, tu n'est pas croyant? Alors il va faloir le devenir, et vite.
Comment? Éfface de ton vocabulaire tout ce qui vient avec les mots "je/moi": je suis, j'aime, je pense, je veux, je déteste...moi, moi, moi.
Car, ce "je/moi" avec lequel on s'identifie, ce n'est rien, il n'aime que lui même (donc, il aime rien). La preuve qu'il n'est rien est là, devant les yeux.
D'accord, ta langue peut préferer la saveur des pommes de terre à celle des endives, mais tout doit s'arrêter là.
C'est des millions de "je" et de "moi" contradictoires, ignorants et dupes, qu'on mis la planète dans l'état où elle se trouve maintenant: j'e suis ceci, je suis celà, je suis de gauche, je suis de droite, je suis du centre, je veux ceci, je veux celà.
Tu piges? Non? Ça va venir.
https://www.youtube.com/watch?v=2JdQt2KdpyM
jour 5. mon père et moi
Trois frères: Tomé, Emídio (mes oncles) et Euclides (mon père).
Mon père ayant le prénom d'un mathematicien grec et moi même me surnommant Helena, on se retrouve vite en Grèce.
Mes oncles sont partis au Brezil et ne sont jamais revenus.
Mon père n'avait pas les gênes d'un aventurier explorateur. Il a fait un trés court séjour de six mois de travail en Espagne, le temps de gagner de l'argent por faire construire un four pour que ma mère puisse faire cuire le pain. Je me souviens. Il est rentré et il disait des mots en espagnol. Je trouvais ça joli. Ma mère rigolait. Elle lui disait de retourner en Espagne. Mais il ne l'ai plus jamais fait. Il est resté paysan pour toujours.
De mon côté, je suis partie au Luxembourg.
Curieux. En un clein d'oeil, j'ai fait le tour du monde: Grèce, Espagne, Luxembourg.
Jour 5. Chez moi.
Le Luxembourg c'est le pays où je travaille depuis 20 ans.
C'est là que ma fille est née. J'y ai appris pratiquement tout ce que je sais faire tant bien que mal où moins mal: l'aquarelle, le dessin, la couture, la guitare, les langues.
Après avoir vécu plus de la moitié de ma vie dans ce pays, c'est normal qu'il me manque.
J'y ai connu aussi les moments les plus acides de vulnerabilité. Et pour cause,
Des gens sont venues. Des gens sont parties.
Chaqu'une a laissé et aussi repris
moments de gaieté, morceaux de tristesse
redonnant la force à toutes mes faiblesses
je suis devenue une forteresse
Maria Santos, 20.3.2020
Moi, en personne. Aussi je tiens à dire que je viens de prendre une décision:
désormais, je m'en contrefiche de la burocratie.
Jour 4
Ja viens ici pour la deuxième fois aujourd'hui. Je ne vais pas dire que je ne me fais pas de souci. Un peu. Beaucoup.
Donc, j'ai fait un jeune. Pas manger de graines pendant toute la journée et ceci jusqu'à demain matin, 7h. C'est un jeune de la culture Ayurvedic.
D'un autre côté, dans les temps qui courent, la sagèsse se fait remarquer par son absence. Nous sommes livrés à nous mêmes. Dans toute ma vie, je n'ai voté qu'une fois dans les éléctions. Une fois de trop.
Jour 4.
Je recoît des images prises par mes collègues et par des amis ou de la famille à partir de leurs postes de control respectifs, c'est-à-dire, balcons et fenêtres.
L'activité agricole ce sera la seule qui ne puisse jamais s'arrêter.
Qui aurait pû penser qu'une telle chose arriverait...
Dans le village où je suis née. Clichés. Jour 3. CV19
Je travaille à partir de la maison. J'éssaye de travailler alors que des clichés se promenent dans ma tête: rien ne sera plus comme avant; en un clein d'oeil, tout bascule; ce qu'on a fait de notre? pourquoi ceci, pourquoi cela.
Ceci n'est pas une crise. C'est une fin. La fin de plusieurs faços de vivre, la fin d'un système qui était hors controle et qui ne fonctionnait pas.
Il faudra tout changer: les institutions, les lois, les livres, l'économie, l'éducation, il faudra reapprendre la nature, la planète, l'Univers.
Nous sommes simples hôtes, nous sommes là de passage.
Dans le village où je suis née. Rien. Jour 2. CV19
Je vais droite au but: je n'ai rien. Surtout, je n'ai rien à apprendre à personne.
Sauf peut être une recette de thé transmise par mon frère. Je peux te dire que mon frère s'y connaît.
Les ingrédients:
gingembre/clou de girofle/piment fort (hot chili). Ajout de miel dans la tasse.
En général, je le bois pour contrer des états de faiblesse physique.
C'est le thé Brahmastra.
Dans le village où je suis née. Jour 1. Coronavirus 19.
En passage dans mon village natal, je vais rester le temps qu'il faudra. Je suis avec mon frère qui - on va dire comme ça -, essaye depuis pas mal de temps, de m'aider à sauver mon âme.
Il a raison car, de notre essence, le corps n'a aucun droit, sauf autorisation divine, de voyager vers d'autres dimensions.
Le corps disparaît.Toute construction humaine disparaît à jamais. La preuve: combien d'empires et de civilisations fortes et stables sont tombés? Toutes.
Le coronavirus a son autre côté: le courona panique. Ce dernier, il fait aussi ses victimes colaterales. On se regarde les uns les autres avec suspicion, on pointe le doigt et on cultive le blâme.
Les uns blâment les autres.
Il ya eu, derrière la techonologie de recherche bacteriologique, soif de dominer le monde et soif de dominer l'autre.
L'autre c'est nous, le reste du monde. Et nous voilà en train de subir. Nous sommes condamnés à subir. C'est notre condition.
Remplies de silence, de souffrance, de solitude, les maisons de mon village sont vides. Même lorsque que des gens y habitent, ces gens sont absents. Absents de leurs enfants et de leurs petits enfants. Pour toujours.
Images d'hier
Dans son environement naturel, ce qui chien se promenait avec son maître. Il s'arrête pour me regarder. Et voilà.
Ce ne sont que sept années qui se sont écoulées depuis. Et, pourtant, ce cenario météorologique, on ne le vera plus.
La neige ne tombera plus.
le bonheur et la souffrance
Le bonheur et la souffrance se sont deux états croniques de la vie. Cette ambivalence aux deux composants opposés, il faut savoir la vivre. Vouloir renier la souffrance c'est en rajouter encore. On ne peut pas se passer de souffrance. On ne doit pas s'en passer.
Cela ne veut pas pour autant dire qu'on a pas le droit de sourir. On peut souffrir et sourir le même jour, la même heure, le même moment, le temps précis d'un souffle.
Lorsqu'on se rend à la souffrance et qu'on la laisse s'éxprimer, on crée à l'intérieur de nous quelqu'un qui est plus fort qu'avant.
Babysitting en deux actes: qui a la garde de qui?
Acte I
- Alors, tu vas faire quoi pour qu'on s'amuse? Tu as Netflix?
- Non! 😲Je ne regarde pas la télé - Cette réponse a laissé le petit garçon muet. C'est comme si j'étais l'extraterrestre tout juste descendue de la lune.
Au bout d'un petit moment il a obtemperé:
- Ce n'est pas grave. On va voir sur Youtube un youtuber hillarant.
- 😲!
À mon tour de ne pas trouver les mots. Ce gamin a 8 ans.
Acte II
-Je lui demande de signer son dessin.
- Oui, mais avant je vais dessiner un smile que mon frère m'a apris.
Trois filles, un garçon
Ma grand mère, ma mère, mon oncle et moi.
On dirait que ça ne rigole pas. En ce qui me concerne, j'avais mes raisons. Ma mère m'avait coupé les cheveux. Mais qu'est ce qu'ils avaient, mes cheveux? Tout le monde s'en prenait.
Mon oncle se faisait du souci car il devait passer l'éxamen d'admission au lycée. Il ne l'a pas reussi. Il a souffert toute sa vie de ça.
Ma mère travaillait nos terres agricoles. De par sa nature, ma mère était belle et sophistiquée mais elle n'avait pas les moyens financiers.
Ma grand mère avait des cheveux très longs. Parfois je la coiffais. Elle m'a appris comment faire des tresses.
Conclusion: je n'aime pas les cheveux courts.
7h8m am
Vu que pendant l'hiver le soleil se présente comme un effet spécial de trés courte durée, lorsqu'il se montre, je sors dehors en toute vitesse.
Je me souviens d'un dimanche, le mois de Janvier, 2015, aprés-midi, 4h, je préparais des crêpes. Diana, ma co-locataire, s'est mise a crier: viens, on sort, il fait beau dehors.
J'invitait souvent Diana à manger. Elle n'avait jamais mangé des crevettes ni gouté de l' huile d'olive.
Un jour, elle a l'idée ... , néanmoins sympathique, de m'inviter à gouter ses créations gastronomiques, moi étant portugaise et Diana lettone ... tu vois ce que je veux dire.
Des graines en couleur brun foncée ont collé au fond de la cocotte. Et puis, le reste, je ne me souviens plus.
Les petites histoires que mon frère me racconte
C'est un homme qui est radin. Il monte un stratagème pour recupérer la pièce de 2 centîmes qu'il donne au mendiant: il attache la pièce à une ficcele et lorsqu'il donne la pièce, en même temps il la tire vers lui à l'aide de la ficcele.
Des fissures dans le temps
Mon père avait mis des fleurs autour des oreilles de Laranja (Orange), ma mule.
Il était romantique, mon père. Parfois, il rammenait des fleurs qu'il cueillait au bord des chemins. Ma mère rigolait. Je ne sais pas si elle appréciait tellement cela car le jour d'aprés elle jettait les fleurs.
Laranja était d'une pacience sans limite. Elle aimait manger des orties et des mûres. Si elle était encore en vie je lui donnerais des carottes. Un gros packet de carottes. Je ne crois pas qu'elle en aît jamais gouté.
Des gens de mon village
Faire arriver les légumes dans son assiette.
À la campagne, on travail tout le temps, à tout âge, dès qu'on a la force.
Mon père a eu, pendant tout sa vie, 10 jours de vacances. Ma mère a commencé a travailler à l'àge de 7 ans. Pour ne plus s'arrêter. Jusqu'à la fin.
Vale de Janeiro
Pour mon oncle, Abel.
Photos de mon village.
Luxembourg
En train de vivre. Dans deux pays. Entre plusieurs endroits.
On est né dans un endroit. On vit dans un autre. On a plusieurs lieux d'appartenance.
Je suis partie de l'endroit où je suis née. Ma fille est partie de l'endroit où elle est née. Ma mère est partie de l'endroit où elle était née. Elle y est retournée.
Ma mère et moi
Ma mère:
- mange les légumes!
Moi:
- non.
Ma mère:
- mange les légumes!
Moi:
- non.
À ce moment-là, j'ai reçu un coup de bâton sur la tête. Petit coup, mais coup quand même.
Ma mère:
- maintenant, tu manges les légumes, oui ou non?
J'avais (vingt deux) 22 ans! (zwei und zwanzig) (two and twenty) :)
J'ai mangé les légumes.
Encore des fleurs
Une question
Notamment: comment fait la matière pour s'organiser d'après des formules différentes selon qu'elle veut se manifester en tant qu'un arbre, un caillou ou de l'eau?
Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
Les différentes densités de la matière, tu vois?
Réponse: en raison de la présence de l'esprit. La conscience est le symptôme de la presence de l'esprit. Esprit étant synonime d'âme. Dieu est présent dans chaque atome. Là, c'est devenue simple. J'ai compris.
merci :)
de la bouffe
Lorsque je rentre le soir à la maison je n'ai aucune envie de tartine au beurre de cacahuète.
Je veux de la bouffe. Comme un conducteur de tracteur qui a travaillé toute la journée à la vigne: du pain, du vin et du boudin.
Je ne sais pas pourquoi m'est venu un conducteur de tracteur à l'esprit, alors que je n'en connais qu'un seul, en plus, il est végétarien.
Cela ne s'invente pas.
Des personnages
Pas terminé: ça ne fait rien.
Je suis en voyage depuis que j'ai 10 ans. Lors d'un de ces voyages, par train entre Lisbonne et Porto, j'avais trouvé une place à côté de trois hommes.
Ils parlaient français entre eux, mais je voyais très bien qu'ils étaient portugais. Je devais avoir 12 ans. Ils m'ont demandé en portugais si je comprenais français. J'ai dit "sim sim (oui, oui... :) .
Bien sûr, je ne comprenais presque rien de ce qu'ils disaient.
Alors, l'un d'entre eux a sorti de sa poche une feuille en papier et m'a dit:
- tiens, lis ça..
J'ai lu, avec mon accent français impeccable, car mon prof. de français était de nationalité française, M. Gaston.
Mes compagnons de voyage étaient épatés..
- tu sais ce que tu as lu? - m'ont ils demandé.
- Oui, c'est une fiche de paye...
(c'était le tître do cument)
make up
Mon ancien professeur d'anglais embétait à chaque fois une élève, au point de la faire pleurer afin de lui faire la leçon:
- How much time do you spend to do the make up? (combien de temps, cela t'a pris pour te maquiller?)
- 45 minutes.
- You should instead study your english lesson. Go to the toylet and wash your face. (Au lieu de ça, tu devrais étudier ton cours d'anglais. Lave-toi le visage.)
Elle s'appelait Paula Ortiz. C'était au Lycée. Amadora.
On avait 14 ans.
Paula était la petite amie du fils du plus grand constructeur civil de l'époque, J. Pimenta. Donc, son petit copain la ramenait tous les matins au lycée, dans un cabriolet bleu clair. Comme dans un film américain.
Tout ça me semblait aussi loin que l'Amérique. Et, pourtant ça existait.
Aussi, à 2 km du lycée il y avait 2 bidonvilles.
Moi et ma cousine
Des fautes
Quand j'écris, je fais moins d'erreurs. Au vu des considérations précédentes, le pire est à craindre.













































































































































